Réécriture : une affaire personnelle

Pour ceux qui me suivent, vous avez compris qu’il s’agit de Triptyque, cette réécriture que je traîne depuis bien trop longtemps…

Oui ! Enfin !

Tout du moins, le texte est parti en soumission, il y aura d’autres étapes s’il est accepté (mais je refuse d’y penser pour l’instant : je savoure mon petit succès ^^).

Triptyque, c’était une fanfic UA NaruSasu qui date de 2012. Et, non, je ne me suis pas contentée de changer les prénoms.

En quelques chiffres : la fanfic faisait 25k mots, la version réécrite avant bêta en faisait 53k et après bêta, elle est arrivée à 59k (avec pas mal de suppression et de scènes réécrites encore).

Alors, pourquoi réécrire cette fanfic ?

Dans ce texte, il y avait deux ou trois scènes que j’aimais. Mais vraiment. Et il y avait aussi toute une partie du traitement de l’intrigue qui ne me convenait plus. Du coup, j’avais le choix de m’auto-plagier en ré-exploitant ces scènes dans une autre histoire, ou d’assumer en reprenant le récit d’une façon qui correspondait davantage à ce que je voulais.

J’ai donc revu les personnages principaux et secondaires. J’en ai créé de nouveaux. J’ai revu leur passé, les liens entre chacun, les intrigues pour que ce ne soit plus seulement une sorte de huis-clos romantico-érotique. Je suis restée sur une romance contemporaine, mais il y a des enjeux secondaires, les personnages ont pris de l’épaisseur et il y a une évolution personnelle entre le début et la fin (j’espère !).

En revanche, j’ai eu du mal, beaucoup de mal. J’ai repris, repris et repris… La réécriture a été bien plus pénible que je ne l’avais anticipé. Au point que j’ai failli (voulu) abandonner plus d’une fois.

Alors, pourquoi m’entêter ?

Quoique je fasse, j’en revenais toujours à ce texte, comme si le laisser inachevé m’empêchait de me concentrer sur autre chose.

J’ai essayé de me raisonner : ça n’aurait pas été le premier texte que j’abandonnais ; ce n’était pas le roman le plus original ; ce n’était pas mon projet le plus ambitieux ; j’avais d’autres priorités professionnelles et personnelles…

Mais, voilà, je suis peut-être trop bornée (les carnets mille fois griffonnés, les heures passées sur le PC ou à débattre avec mon homme sur ce qu’il fallait faire de ce texte sont autant de preuves). J’avais aussi quelques personnes qui étaient intéressées par cette réécriture et je déteste ne pas tenir mes engagements ou décevoir.

C’en est devenu une affaire personnelle : j’aimais cette histoire et ces personnages, au point que ça polluait toutes mes tentatives de travailler sur autre chose. Et j’étais frustrée de cet échec, de ne pas trouver le temps et la motivation parfois, de ne pas réussir à articuler mon intrigue autour de ces scènes auxquelles je tenais tant.

Honnêtement, ces scènes ont autant été mon erreur principale que mon moteur pour achever le texte. Je m’en suis rendue vraiment compte lors de la troisième et dernière partie : c’est celle où je n’ai rien conservé, celle qui a été la plus facile à écrire, celle où j’ai pris le plus de plaisir.

Alors, qu’est-ce que j’en ai appris ?

Déjà : que j’en étais capable. Ça peut paraître ridicule pour certains de se réjouir de terminer un texte au bout de plusieurs années, mais c’était devenu une vraie inquiétude.

Ensuite : que je peux avoir la discipline et le rythme quand je cesse de m’éparpiller, ce qui est parfois compliqué avec mes problèmes de concentration et mon anxiété, mais je ne fais que m’améliorer !

Mais aussi : que j’avais du soutien. Même si l’écriture est assez solitaire, j’ai pu compter sur mes copines autrices (coucou, les filles ^^) pour me motiver et me pousser, sur ma petite famille pour me dégager du temps. Et c’est une des raisons importantes de ma réussite à mener ce projet à terme. Donc, merci beaucoup :).

Enfin : que je ne recommencerai pas. En tout cas, pas avec cette méthode. J’ai deux nouvelles que je voulais développer en romans. Je sais que je ne m’y tenterai pas dans l’immédiat, j’ai besoin de souffler et de créer du tout neuf ! Mais, si je me lance, ce sera avec un fichier Word vierge et sans chercher à sauver à tout prix telle ou telle partie. Une vraie réécriture, pas une partielle.

 

Et vous, vous avez déjà tenté une réécriture ?

 

P.S. : je reparlerai du roman lui-même, lorsqu’il aura trouvé son éditeur (donc un « bientôt » tout à fait vague et relatif 😉 ).

 

 

Publié par

Magena Suret

Magena Suret a toujours eu la tête dans les nuages et le nez dans un bouquin. Après des années à développer son style dans la communauté riche et active de la fanfiction, elle se tourne vers l’édition avec un joli bagage, puisqu’elle publie sur le net depuis 4 ans. La romance érotique et le M/M étant ses sujets de prédilection, elle écrit le plus souvent dans ces genres, mais elle aime aussi relever des défis et met un point d’honneur à toujours se renouveler !

2 réflexions au sujet de “Réécriture : une affaire personnelle”

  1. Bravo ! Je n’ai jamais tenté la réécriture à grande échelle comme toi, mais il m’arrive régulièrement de reprendre des textes pour développer certains passages ou ajouter une suite, et je trouve que c’est un exercice difficile 🙂

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